• Saint Benoît (6ème siècle)

     

     « Voici l’histoire d’un homme qui a mené une vie très sainte.
    Il s’appelle Benoît. Ce nom veut dire « béni ».
    En effet la bénédiction de Dieu est sur lui. »

    « Il n’a qu’un désir : plaire à Dieu seul. »

    « Cet homme de Dieu a écrit une « Règle des moines ».
    Cette Règle est remarquable par sa mesure,
    et elle est écrite dans un beau style.
    Pour connaître en détail le caractère et la façon de vivre de Benoît,
    il suffit de chercher toutes les actions de ce maître
    dans les conseils de sa Règle.
    Car cet homme saint ne pouvait vraiment pas enseigner d’une façon,
    et vivre d’une autre façon. »

    Extraits des Dialogues de Grégoire Le Grand, pape, 7ème siècle

     

    Scènes de la vie de St Benoît. Abbaye de Clervaux

    Scènes de la vie de St Benoît. Abbaye de Clervaux

     

    St Benoît de Nursie (Italie) a vécu de 480 à 547, deux siècles après St Antoine (Égypte), celui qu’on a coutume d’appeler « le père des moines ». Benoît vit d’abord trois années dans une grotte près de Subiaco. Il fonde ensuite de petits monastères puis s’établit au monastère du Mont Cassin. Il écrit une Règle pour la famille monastique qui dépend de lui en rassemblant des documents monastiques existants et en y mettant son empreinte personnelle toute de sagesse et de mesure.
    À partir du Moyen-Age cette Règle deviendra la principale Règle monastique d’Occident. Aujourd’hui la Règle de St Benoît est suivie par la famille bénédictine et la famille cistercienne comme leur façon propre de vivre l’Évangile.

     

    Vivre à Dieu seul
    Et se tenir en sa présence,
    Tout quitter pour atteindre la paix,
    Choisir le silence
    pour saisir la Parole,
    Pour être ce disciple aux aguets
    d’un mot, d’un ordre.

    Fuir au désert
    Mais rassembler dans la louange,
    Consentir à toujours commencer,
    Traduire en patience
    Le désir du Royaume ;
    Pouvoir être trahi sans cesser
    de croire aux hommes.

    Voir l’univers
    À sa mesure véritable,
    L’univers comme un point lumineux,
    Léger grain de sable
    Que l’Amour transfigure ;
    Savoir que toute chose est en Dieu
    précieuse et pure.

    Craindre sans peur,
    Dans l’abandon de tout son être,
    N’avoir rien de plus cher que le Christ,
    Servir le seul Maître
    dont le joug rende libre :
    Ainsi dans la douceur de l’Esprit
    Benoît se livre.

    Hymne de S.M.Pierre « Vivre à Dieu seul »

     

    St Benoît - Abbaye de Tamié

    St Benoît – Abbaye de Tamié

     
     

    Cîteaux (12ème siècle)

     

    Un souffle nouveau…

     

    Dans l’élan d’un souffle nouveau,
    ils voulaient revenir à la Règle de Benoît,
    dans la pauvreté et la simplicité, à l’écart du monde.
    Robert, Albéric et Etienne,
    amants de la Règle, des frères et du lieu,
    fondent à partir de 1098 le Nouveau monastère
    dans la solitude de Cîteaux en Bourgogne.

     

    Icône des trois fondateurs de Cîteaux - Abbaye de La Fille-Dieu

    Icône des trois fondateurs de Cîteaux – Abbaye de La Fille-Dieu

     

    Grâce à Bernard de Clairvaux…

     

    Grâce à Bernard de Clairvaux et d’autres grands abbés, l’Ordre cistercien se répand en Europe. En 1153 on compte 340 monastères.
    « La vie et le labeur de tant de frères et de sœurs ont donné naissance à un patrimoine spirituel solide, qui a trouvé son expression aussi bien dans les écrits, le chant, l’architecture et l’art que dans la saine gestion de leurs domaines. » (Constitutions ocso)

    La spiritualité monastique que ces moines–écrivains nous ont léguée s’est toute entière nourrie de leur lectio divina. Elle nous enseigne encore aujourd’hui les secrets de l’amour, les profondeurs de l’homme et son chemin de retour vers Dieu.

     

    Amour de la Parole de Dieu qui devient miroir pour le moine,
    attachement à la personne de Jésus dans son humanité,
    amour filial pour Marie sa mère et notre mère,
    goût et recherche de l’intériorité pour y découvrir une présence cachée
    et y demeurer dans la douceur de l’amour.

     

     

    « Ne crains pas, ô homme, et, en entendant le nom de Dieu,

    Icône de St Bernard - Abbaye de Chambarand

    Icône de St Bernard

    Ne sois pas saisi de terreur, car Dieu est avec nous.
    Avec nous par une chair semblable à la nôtre, avec nous pour notre bien.
    C’est pour nous qu’Il est venu, comme l’un de nous, semblable à nous, vulnérable. » Bernard de Clairvaux

    « Lorsque Dieu aime, Il ne veut rien d’autre que d’être aimé, Il n’aime que pour qu’on l’aime sachant que l’amour rendra bienheureux tous ceux qui l’aimeront. » Bernard de Clairvaux

    « L’amour parle sa propre langue : seul la comprend celui qui aime. » Aelred de Rielvaux

    « De même que le pain est nécessaire au corps et le nourrit, ainsi l’amour du prochain est nécessaire pour nourrir et faire grandir l’amour de Dieu. »   Baudouin de Ford

     

     

    De commencements en commencements…

     

    Après le prodigieux essor de ses débuts, l’Ordre cistercien connut des périodes de maturation, des périodes de déclin, des essais de réformes, des redressements, des échecs, des redémarrages.
    Parmi les réformes, l’une d’elle s’est imposée et perdure jusqu’à aujourd’hui : celle de l’abbé de Rancé au monastère de La Trappe (Normandie) au 17ème siècle. Le nom de « trappistes » sert encore aujourd’hui à définir les cisterciens de l’Ordre cistercien de la stricte observance (OCSO ), né comme tel en 1892.

    Au vingtième siècle on assiste à des fondations dans de nouveaux pays, sur tous les continents. Aujourd’hui la famille cistercienne comprend, outre les moines et les moniales, une branche de laïcs associés partageant avec eux les trésors de la spiritualité cistercienne.

     

    Notre arbre généalogique…

     
    Si vous désirez regarder et télécharger l’arbre généalogique des fondations des monastères cisterciens depuis Cîteaux, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous.

    Filiation_moines-moniales