• Le temps des moines (1868 – 1903)

     

    23 juillet 1868 :

    Arrivée de quelques moines du monastère de Mérignat (Creuse), fondé par l’abbaye de Sept-Fons (Allier) en 1862.

    Moines en procession dans le cloître

    Moines en procession dans le cloître

    Ces moines s’installent sur un terrain de la commune de Roybon (Isère) dans une ancienne ferme appelée le « château russe ».
    Mars 1870 : Ils sont obligés de regagner Mérignat puis Sept-Fons.
    Pourtant les travaux de construction du monastère continuent : trois corps de bâtiments pour 40 moines, une hôtellerie, une exploitation agricole.

    22 octobre 1872 :

    Bénédiction solennelle du monastère sous le nom de « Notre-Dame Immaculée », nom hérité de Mérignat. Chambarand devient abbaye en septembre 1877.
    9 septembre 1878 : consécration de l’église sous le patronage de l’Immaculée Conception.

     

    Outre l’exploitation agricole, une brasserie est mise sur pieds. On y fabrique de la bière ainsi que du « Malter », un complément alimentaire reconstituant…et du « simili-café » !

     

     

    1 juin 1897 :

    Élection de dom Jean-Baptiste Chautard, ancien céllérier de l’abbaye d’Aiguebelle (Drôme) comme abbé de Chambarand. Il est ensuite élu abbé de Sept-Fons. Il a ainsi la charge conjointe des deux communautés.

    Printemps 1903 :

    Les lois anticléricales obligent à la fermeture de Chambarand. Les moines rentrent à Sept-Fons. On cherche un lieu-refuge au Brésil. Le monastère de Maris-Stella est fondé (état de Saô-Paulo).

    1923 :

    Aucun espoir de retour à Chambarand. Les corps des défunts, les cloches, les statues sont emportés à Sept-Fons. Les stalles de l’église seront données à une autre communauté, en Israël.

     

    Vue d'ensemble de l'abbaye de Chambarand

    Vue d’ensemble de l’abbaye de Chambarand

     

    La reprise par les moniales (1931 – …)

     

     Une double histoire

     

    La restauration de Chambarand est le fruit d’une double histoire.

    L’abbaye Notre Dame du Sacré-Cœur de Mâcon, fondée par Laval en 1875, a été obligée de s’exiler au Brésil en 1908 dans l’état de Saô-Paulo. Les conditions de vie étant trop difficiles, la communauté n’y restera que jusqu’en 1929 où elle trouve asile provisoirement en Belgique.

    Mère Marie Bonheur

    Les moniales de Maubec, près de Montélimar (Drôme), ont pu, quant à elles, rester en France car elles possèdent un orphelinat dont l’utilité sociale est reconnue. En 1930 leur nombre dépasse la centaine. Il leur faut penser à essaimer. Dom Chautard, abbé de Sept-Fons, propose à l’abbesse Mère Marie Bonheur de reprendre Chambarand.

     

    Le 9 avril 1931 :

    Arrivée à Chambarand des deux fondatrices, Mère Marie Bonheur et Sœur Irénée.

    Une vingtaine de sœurs de Maubec les rejoignent rapidement.

     

    Septembre 1931 :

    Le chapitre général décide du transfert à Chambarand de l’ancienne communauté de Mâcon résidant en Belgique.

    Le 15 juin 1932 :

    Les 25 moniales de Mâcon arrivent à Chambarand. Les deux groupes de religieuses fusionneront dans un grand esprit de foi.
    Chambarand héritera de Mâcon son titre d’abbaye et son nom : « Notre-Dame du Sacré-Cœur ».
    Les débuts sont difficiles : pauvreté et rudesse du travail, manque de recrutement.
    Il faut réaménager les bâtiments qui avaient servi entre 1903 et 1931 de grange, porcherie, hangar, etc.

    Une fromagerie voit le jour. Le lait est ramassé chez les agriculteurs voisins.

    La communauté s’agrandit, trouve son « cachet propre » et son rayonnement s’accroît dans la région.

    Réfectoire des moniales en 1956

    Réfectoire des moniales en 1956