• Foire Aux Questions

     

    Des questions reviennent chez ceux qui nous visitent… Voici des réponses !

    Et voici également des réponses à des questions que… peut-être… vous ne vous posez pas ! Les FAQ, ça sert aussi à ça !

     

    – Où trouver votre livret sur les frères de Tibhirine ?

    Vous êtes venus en séjour chez nous et vous avez trouvé dans votre chambre un livret sur les frères de Tibhirine…

    Pour en savoir plus

    2016, les frères de Tibhirine : 20 ème anniversaire

    Les frères de Tibhirine (Photo Abbaye d'Aiguebelle)

    Les frères de Tibhirine (Photo Abbaye d’Aiguebelle)

    L’histoire récente de notre Ordre a été marquée par l’histoire des frères de Tibhirine. Le film Des hommes et des dieux a ravivé cette histoire et l’a partagée avec justesse à beaucoup.

    En 2016 nous faisons mémoire de leur mort, il y a 20 ans. Pour nous, c’était hier. Car ils étaient nos frères.

    Nous offrons aux personnes qui viennent passer quelques jours avec nous, dans notre bâtiment Saint Martin, un petit livret qui retrace leur histoire commune, les « spécialités » de chacun, quelques extraits de textes représentatifs, des dessins méditatifs… et même un conte ! Nous sommes heureuses de vous l’offrir à vous aussi.

    Ce livret peut se télécharger :  Livret Tibhirine

    Que le message du « vivre-ensemble jusqu’au bout » de nos frères puissent retentir aujourd’hui.

    Pour davantage de documentation sur les écrits des frères, sur les parutions (livres, CD, audio-livre, BD, films, etc), sur la vie aujourd’hui à Tibhirine  : http://www.moines-tibhirine.org

     

     

    – Vous ne faites plus de fromages ?

    Vous êtes nombreux à nous interroger sur notre fromagerie. Elle a contribué à nous faire connaître dans la région et même bien au-delà…

    Pour en savoir plus...

    Ayant vue le jour en 1931 avec la reprise de Chambarand par les moniales de Maubec et de Macon, elle s’est développée au fil des ans. La fabrication des fromages s’était modernisée pour répondre aux « normes » et à l’augmentation de la production.

    Nos fromages à pâte mi-pressée mi-cuite étaient au nombre de cinq : le « gros » (pour la coupe), les 300 g., les 160 g., le maigre et le sans-sel. Ils étaient distribués dans la grande distribution, chez les petits commerçants et par une Vente-Par-Correspondance de produits monastiques.

    Notre fromagerie est restée le principal gagne-pain de la communauté jusqu’en 2003 où son arrêt a été décidé. Nous savons qu’elle a été remontée en Algérie et souhaitons que nos machines continuent à produire de délicieux fromages sous d’autres cieux !

    Le logo de notre fromagerie

    Le logo de notre fromagerie

    – Nous vous avons vues à la télé !

    Effectivement ! Le 3 décembre 2013, Antenne2 programmait 21 jours au couvent. Vous avez été plus d’un million et demi de personnes à avoir regardé l’émission.

    Pour en savoir plus

    Les semaines qui ont suivi, nous avons reçu beaucoup de réactions. En quasi-totalité très positives. « Vous nous avez fait du bien »… « Votre joie de vivre crève l’écran »… « La foi peut rendre heureux, je ne l’avais jamais perçu comme cela »… « Je viendrai vous rendre visite »… Encore aujourd’hui, vous êtes nombreux à nous partager ce que vous en avez pensé.
    Merci pour tous ces échos et pour vos encouragements. Nous sommes heureuses de vous avoir partagé une partie de ce que nous sommes. Le reste est à l’intérieur de chacune !

    L'équipe de 21 jours au couvent

    L’équipe de 21 jours au couvent

    Voici l’envers du décor : Alexandra, Philippe et ……… Eux aussi restent marqués par l’aventure ! Une aventure de fraternité !

     – Je ne reconnais plus votre église !

    C’est bien normal ! Elle a fait peau neuve en 2008 – 2010. Nous en parlions depuis de longues années…

    Pour en savoir plus

    Sa restauration a débuté à la fin de l’année 2008.

    Notre église, dédicacée le 9 septembre 1879, avait subi des transformations au fil du temps.
    Transformations dues à l’évolution des pratiques liturgiques et à celle de la vie monastique : enlèvement des grilles séparant le sanctuaire du chœur des moniales, mise de l’autel au centre du sanctuaire, ouverture du vitrail central et descente de la statue de la Vierge qui se trouvait à son emplacement…

    Déjà en 1970, notre église avait fait peau neuve (peinture, moquette, chauffage…).
    Mais depuis, le temps avait recommencé son œuvre et une véritable restauration s’avérait nécessaire. Les travaux ont duré près de deux ans, mais le résultat est au rendez-vous. En 2010, au jour anniversaire de la dédicace de notre église en 1878, c’est-à-dire le 9 septembre, nous avons célébré sa restauration et la dédicace de notre nouvel autel, œuvre d’un jeune tailleur de pierres..

    Notre nouvel autel

    Notre nouvel autel

    Beaucoup d’entre vous nous disent combien ils se sentent « bien » dans notre nouvelle église. Nouveaux vitraux, nouvel autel, raccourcissement de la nef, mise à jour des matériaux de la construction en briques qui colore et donne vie à l’espace, tout concourt a créé une ambiance claire, paisible et priante.

    L’accès à l’église se fait maintenant par … sa porte principale donnant dans la cour de l’accueil. Ceci permet une disposition liturgique conforme à l’esprit de Vatican II : ceux qui participent à notre office et à l’eucharistie se trouvent derrière notre chœur monastique. Nous manifestons ainsi que nous sommes une seule assemblée qui célèbre. Une petite chapelle a été aménagée dans l’ancien cloître d’accès pour les groupes qui désirent célébrer l’eucharistie ou un temps de prière.

    « Cette Église ne se réduit pas à la communauté que nous formons. Elle est le Temple de Dieu. Elle doit donc être assez large, vaste, haute, pour ne pas enfermer. Celui qui y entre doit se sentir chez lui. »

    C’est avec ces mots de notre évêque au jour de la dédicace de l’autel, que nous vous invitons à venir partager désormais notre prière dans notre église rénovée.

     

    – Avez-vous une association des Amis de Chambarand ?

    Oui, une association des Amis de Chambarand a vu le jour en 1986.

    Pour en savoir plus

    Cette association est régie par la loi du 1er juillet 1901 et s’appelle, en mémoire de celle qui est à l’origine de la refondation de notre abbaye, « Association Mère Marie Bonheur ». Ses statuts ont été revus en janvier 2009.Cette association trouve sa place et sa raison d’être comme un prolongement amical de la vie et du rayonnement de la communauté. Elle se veut une aide pour les moniales dans la préservation de leur choix de vie et de leur environnement. Elle se propose de contribuer à promouvoir les valeurs monastiques, l’hospitalité, la connaissance de la vie cistercienne.

    La communauté et ses amis, qu’ils fassent ou non partie de cette association, se rendent depuis toujours des services réciproques.
    L’association par son cadre juridique, pourra permettre une nouvelle efficacité et un nouveau rayonnement à ces échanges.

    Si vous désirez faire un don, vous pouvez l’adresser à l’association (chèque à l’ordre Association Mère Marie Bonheur). Pour obtenir un reçu fiscal, établir le chèque à l’ordre de la Fondation des monastères en précisant au dos : Pour l’abbaye de Chambarand).

     

    Journée de rencontre

    Journée de rencontre

     – Notre-Dame des grâces est bien maintenant ici à Chambarand ?

    En juin 2003, la statue de Notre-Dame des grâces est venue élire domicile parmi nous. Son histoire est belle. Comme un vieux conte d’autrefois…

    Pour en savoir plus

    Notre-Dame des grâces

    Notre-Dame des grâces

     

    Une belle histoire…

    Au commencement du XVIIème siècle, sur la montagne qui domine le gracieux village de Varces ( à une vingtaine de kilomètres au sud de Grenoble ), vivait un pieux ermite, dont la principale occupation était de louer la Reine du Ciel et d’appeler les bénédictions de Dieu sur les laboureurs qui traçaient leurs sillons dans la vallée.
    Il possédait un petit troupeau qu’il menait paître dans les bois ; mais les soins qu’il lui donnait ne l’arrachaient pas à sa méditation.
    Un soir, tandis que, selon sa coutume, il priait à l’entrée de sa grotte, la Reine du Ciel lui apparut et lui demanda de sculpter ses traits. L’ermite avait en Marie une confiance filiale : il ne se récusa pas.
    Dès le lendemain, il se mettait à l’œuvre. Un noyer répandait son ombre sur le versant de la montagne, il l’abattit à grand’peine, et se prit à l’équarrir avec son couteau.
    On ignore le temps qu’il passa à préparer le bois, à modeler la statue. Il travaillait en gardant son troupeau et en contemplant Marie. Les joies qu’il goûtait étaient si vives que les journées pouvaient succéder aux journées, les mois aux mois, les années aux années : il ne s’en apercevait pas.
    Quant la statue fut achevée, la Reine du Ciel lui ordonna de la porter à Grenoble, au couvent des Bernardines de Ste-Cécile, où elle voulait être honorée d’un culte spécial.
    Sans doute, le pieux ermite ne quittait guère sa solitude, car, lorsqu’il eut reçu cet ordre, il se demanda avec anxiété où était situé ce couvent et qui pourrait l’y conduire ? Mais Marie avait commandé le travail, Marie avait posé sous le regard ravi de son humble serviteur, Marie voulait être honorée d’un culte spécial, au couvent des Bernardines. A elle donc, à elle seule de pourvoir à toutes les difficultés, à tous les besoins du voyage.
    Après l’en avoir priée, le pieux ermite, certain d’être exaucé, lia fortement la statue sur le dos de son âne et partit. L’âne ne connaissait aucune route, cependant il prit celle de Grenoble, et quelques voies qui s’ouvrissent, soit à droite, soit à gauche, il n’en dévia jamais. Arrivé dans l’enceinte de la ville, il longea plusieurs rues, traversa une ou deux places et s’arrêta non loin de la cathédrale, dans une cour, dont il ne fut pas possible de le faire sortir : c’était la cour du couvent des Bernardines.(…)
    Les religieuses accueillirent l’ermite avec bonheur, écoutèrent avidement ses récits et élevèrent la statue sur un piédestal, à l’endroit même où l’âne s’était arrêté. (…). Quelques habitants de Grenoble, instruits de l’arrivée dans leurs murs de cette statue si miraculeusement faite, vinrent au Couvent demander des prières et obtinrent tant de faveurs par l’intermédiaire des religieuses, qu’ils se plurent à l’orner de leurs ex-voto.
    On la nomma bientôt Notre-Dame des Grâces, et de l’année 1637, où l’ermite l’avait apportée, à l’année 1792, la Reine du Ciel ne cessa de bénir et de consoler ceux qui l’invoquaient sous ce titre si doux à son cœur.
    La révolution arracha les religieuses à ce monastère qu’elles aimaient ; mais elle n’enleva que momentanément la Vierge miraculeuse aux fidèles de Grenoble.
    Chargée de son précieux fardeau, Sœur Pauline, une fervente religieuse se réfugia à Varces, où sa sœur Eléonore, entrée fort jeune au couvent des Ursulines, la rejoignit après avoir passé de longs mois sous les verrous.
    Toutes deux ne cessèrent pendant les jours d’épreuve d’entourer la statue de N.-D. des Grâces de leurs pieux hommages et de leurs soins ; et lorsque l’humble bernardine mourut, ce fut en la léguant à sa sœur, l’énergique ursuline.
    Mme Eleonore ne tarda pas à la rapporter à Grenoble ; toutefois, elle ne put la rendre à sa chapelle (…). Tout était tombé sous le règne de la Terreur. Il fallait tout relever. L’Ursuline n’avait que son cœur, que ses bras à offrir aux œuvres de Dieu : (…) elle réunit autour de N.-D. des Grâces quelques-unes de ses compagnes et ouvrit une école. Les élèves vinrent en si grand nombre qu’on dut, quelques années après, les transférer au monastère de Sainte-Marie-d’en-Haut.La statue miraculeuse y fut porté. Elle y est encore. Dieu veuille qu’elle y soit toujours l’objet de la vénération des religieuses, des élèves et de tous ceux qui invoquent la Reine du Ciel et vont prier au pied de son autel.

    Arrivée à Chambarand…

    À la fermeture de leur communauté de Grenoble en 2003, les religieuses ursulines nous proposèrent d’accueillir Notre-Dame des grâces à Chambarand… Nous l’avons fait avec joie ! Elle se trouve maintenant dans notre cloître où nous pouvons la saluer plusieurs fois par jour en nous dirigeant vers l’église…